Salut à toi camarade, qui veut te lancer dans l’aventure de l’échange universitaire ! Une idée qui fait rêver, mais aussi un peu stressante, où tu te demandes certainement quelles démarches tu vas devoir effectuer, comment se passera les jours avant le départ, etc ! Alors si tu pars à l’autre bout du monde, cet article devrait t’intéresser, et si tu pars un peu moins loin cet article devrait t’apporter moults informations !

J’écris actuellement cet article de Montréal où j’effectue une session (une session = un semestre au Québec) en échange avec mon université. Comment se sont passées les démarches ? Magie du flashback, je t’explique tout ça !

Constituer son dossier

Selon moi cette étape est l’étape cruciale pour tester ta motivation : en effet le dossier à composer (du moins pour une mobilité monde) est plutôt lourd, et encore plus si tu décides aussi de postuler à des destinations en Europe. Pour une mobilité monde, il te faudra par exemple faire une demande de passeport (qui peut s’avérer assez longue), monter un contrat d’étude préliminaire (donc il faut déjà avoir une idée assez globale des cours que tu veux) et même demander des lettres de recommandation de tes profs, entre autres. Tout cela ajouté aux dossiers de candidature Erasmus (lis cet article ça peut t’intéresser !) si tu souhaites tenter ta chance un peu partout. J’avais demandé 2 universités au Canada, 2 en Angleterre et 1 en Irlande, ce qui fait au total 5 lettres de motivation (qui se doivent d’être uniques) et tous les autres papiers.
Je te conseille donc vraiment de ne pas tarder et d’essayer de faire ça vite. Mais je t’assure que si tu es motivé.e, au final ça ira. Le moment de laisser le dossier au bureau de ton université est assez stressant, j’avais vraiment l’impression de déposer mon bulletin de vote à Koh-Lanta et d’attendre de voir pour qui la sanction sera irrévocable. Non en vrai, essaye de ne pas attendre le dernier jour pour le faire, au cas où il te manquerait des papiers (car oui ça arrive).

L’attente des résultats

Je n’ai pas vraiment eu peur durant cette période, du moins pas autant que par la suite, car j’avais l’impression que la date limite était vraiment loin. Je crois aussi que j’étais presque sûre de ne pas être prise dans mon premier choix (ahlala sacré syndrome de l’imposteur !) c’est à dire Montréal car il y avait peu de place et je ne partais que 4 mois. Donc finalement je me réconfortais en me disant que « l’Angleterre c’est pas si loin » et donc que ça ferait moins peur.

Les résultats

Quand je repense au moment de découvrir mes résultats je suis infiniment perplexe : j’ai pleuré de peur. Car j’allais partir au Canada alors que je ne m’étais vraiment pas préparée à ça, j’ai eu peur de tout ce que cela allait vouloir dire, de tous les gens que j’allais quitter et de ma zone de confort chamboulée. Etonnant hein ? Moi même je suis surprise de la façon dont ça s’est passé car cette mobilité je l’avais voulu et j’en suis aujourd’hui infiniment heureuse. Donc en gros ce moment là est vraiment particulier et intense, les sentiments seront partagés, peut être pas mais si tu t’écroules, ce n’est absolument pas annonciateur de la façon dont se passera ton séjour, tékaté !

La fin de l’année

Un jour je suffoque de peur, un jour je m’imagine en train de manger des pancakes au sirop d’érable dans le vieux port de Montréal. L’humeur est aussi changeante que l’emploi du temps est chargé. Mais ne te laisse pas faire par le stress et reste concentré.e sur tes examens !

Le début des démarches administratives

L’heure est venue de te remonter les manches, ça ne va pas être de la tarte.

Une réunion de l’Université nous a permis de passer en revue toutes les démarches que tu vas devoir effectuer. Cette réunion a été essentielle pour ma part car j’avais ainsi en tête toutes les dates limites de mes dossiers et notamment mes demandes de bourse.

Si je peux te donner quelques conseils :

Effectue tes démarches le plus vite possible : lorsqu’une plateforme ouvre pour déposer un dossier (de bourses par exemple) fais le le jour même (je les connais vos excuses, j’ai les mêmes), n’attendez pas demain (« non mais tu comprends y’a la finale de Top chef ce soir »), ni après demain (« tu me croiras jamais, j’allais le faire et je suis tombée sur une vidéo de chien qui fait du vélo sur Facebook, impossible de m’arrêter de regarder »), faites-le MAINTENANT.

N’hésite pas à demander à des anciens étudiant.es en mobilité certaines choses. Mon université nous a donné une liste d’élèves actuellement en séjour dans le pays où j’allais aller et j’ai pu les contacter pour des renseignements. La plupart d’entre eux/elles m’ont répondu vraiment gentiment (les autres sont des malpoli.es, que voulez vous). Il y a peut-être même des groupes Facebook dédiés à cela où vous pouvez poser vos questions !

Commencez à chercher votre logement en avance (genre début de l’été), cherchez des groupes Facebook, des sites de petites annonces spécifiques à votre pays, faites le tour de vos connaissances (des fois que la sœur du cousin à la grande mère du petit Guillaume avec qui vous étiez en cm2 ait une cabane au Canada à louer).

Informez vous sur le pays où vous allez, regardez des vidéos, des photos, des activités à faire, histoire de ne pas oublier pourquoi vous vouliez partir !

Les deux semaines qui précédent le départ

Vous allez dire au revoir à vos copains et copines, à vos parents, ça va être triste ça c’est sûr. Peut être même que vous vous apprêtez à vivre une relation à distance avec l’élu.e de votre cœur et que ça vous angoisse pas mal. Parlez en beaucoup, ça fait du bien et ça permet de se mettre d’accord sur la suite. Profitez de ces derniers jours, ça va être super et avec un peu de chance il fera toujours assez beau pour faire des barbecues (miam).

Le départ

Je vous fais pas de dessin

(Même mon père a pleuré, c’est vous dire)

Alors oui tu vas sacrément avoir la frousse, tu vas pleurer l’équivalent de deux grandes bouteilles de Cristaline et tu vas avoir de belles frayeurs pour la composition des dossiers, mais EN VRAI, ça va être si super que tout ça n’aura plus vraiment d’importance. Aujourd’hui depuis plus d’un mois sur le sol canadien, je peux te dire que partir était la meilleure décision que j’ai prise de ma vie, vraiment vraiment.

Doé