Seulement peu d’entre nous connaissent le personnage,mais François Asselineau a bien reçu ses 500 parrainages. Il fait donc désormais partie de nos candidat.es officiel.les pour la présidence de la république française.

Petit point, donc, sur cette personne et son ambition

François Asselineau est un petit homme blanc et grisonnant. Il a le profil idéal pour le poste qu’il convoite puisqu’il est également sorti de ces deux grandes écoles prestigieuses et bien réputées pour ce milieu que sont HEC et l’ENA.

Monsieur Asselineau est passé par l’Inspection des finances et par plusieurs ministères (notamment sous le gouvernement Chirac). Il a côtoyé aussi Nicolas Sarkozy et Alain Juppé. Un parcours plutôt à droite donc.

Mais il se détache de ses petits camarades en fondant son propre parti, l’Union Populaire Républicaine, parti qui se voudrait, selon les dires de son créateur, ni de gauche, ni de droite.

C’est avec le soutien de l’UPR que François Asselineau se lance à la course aux élections. Souverainiste, l’entier programme de l’UPR gravite autour de l’idée de la sortie de l’Euro et tout semble découler de ce point.

Zoom sur quelques thèmes importants du programme, tirés de l’une de ses conférences (visionnables en intégralité sur son site) :

  • Au niveau de sa politique internationale, on retrouve donc la proposition centrale de François Asselineau : sortir de l’Europe. Le candidat est favorable au Frexit (comme le Brexit mais avec « France ») Persuadés que les Français sont des marionnettes dans le grand théâtre de l’Europe, il souhaite retrouver l’indépendance Française.
  • Sécurité : le candidat souhaite rendre les conditions de vies des policiers bien plus faciles, puisqu’il estime ce métier dangereux ; le budget d’état ne serait alors non plus de 15 mais de 20 millions d’euros pour cette branche. Ainsi qu’une prime de risque, en fonction du lieu d’exercice. Il ajoute dans cette même conférence que les chaînes de télévision telles que TF1 et France 2 passeront beaucoup moins de séries américaines pour ne pas choquer la sensibilité des plus jeunes.
  • Chômage : François Asselineau veut redonner un « emploi sain » à toute la population qui, à son goût, passe beaucoup trop de temps dans les centres commerciaux à idéaliser leur vie à travers les vitrines. Et d’une pierre deux coups, ce procédé réduirait aussi la violence ambiante, personne ne sait ce qu’est un emploi sain, ni le véritable lien entre lèche vitrine et violence, mais François est droit dans ses bottes et sûr de lui. Il veut de l’emploi sain, il ne veut pas de violence.
  • Sinon, côté santé, Asselineau confirme la Sécurité sociale. Et c’est tout.

 

Le parti, absent de la ligne éditoriale des médias dits « mainstreams » (journaux TV, presse) a fait son petit bonhomme de chemin sur les internets et aujourd’hui, nombreux sont les militant.es actifs/ves sur les réseaux qui se sont laissé.es convaincre par l’implacable charisme du personnage. Très doué dans la communication web, le parti prend le temps de parole qu’on ne lui donne pas ailleurs pour diffuser ses idées. Il n’est donc pas rare de croiser, un peu partout, des militant.es de l’UPR dans les commentaires sur Facebook, YouTube, Twitter et plus ou moins partout. Selon sa belle page Wikipédia, certain grands médias, ou Wikipédias eux même, ont jusqu’à décrire ces actions comme du harcèlement.

Autre point qui me paraît important de soulever, c’est tout l’aspect « théorie du complot » qui plane au-dessus du parti et de son dirigeant, très souvent taxés de complotistes extrémistes. Pour faire simple Asselineau penserait que : Les Américains complotent pour détruire la france / Que l’EI, a été inventé par la CIA (ainsi que Boko Haram et d’autres) / Que le FN est un invention de Mitterrand, et j’en passe et des meilleurs.

Je conseille, à ce propos, le visionnage de la vidéo d’Usul, qui met en avant les démarches de François Asselineau dans ses conférences.

>> https://www.upr.fr/programme-elections-presidentielles-france

Mathou

Vous pouvez aussi, pour aller plus loin :

  • écouter le délicieux Frexit reggae qui accompagne la campagne de l’UPR