Pour la petite histoire…

Les Darwin Awards ou la réécriture sarcastique de la cérémonie américaine bien connue des Grammy Awards : il s’agit de décerner des prix fictifs (seulement sur le Web) aux morts les plus stupides, allant de la période du Moyen-âge jusqu’à l’année 2016 (pour l’instant).

Wendy Northcutt, une jeune femme américaine dont le passe-temps était de recenser les morts les plus stupides, a été l’élément déclencheur dans cette quête vers une bêtise toujours plus grande. À l’époque, la jeune femme partageait seulement ces informations avec son entourage proche mais la sottise était telle qu’il était impossible de ne pas la partager à plus grande échelle. Ce hobby est donc devenu plus sérieux puisqu’elle en a fait un site internet en 1998.

A la conquête du Darwin Award : les 5 exigences fondamentales

La créatrice du site internet des Darwin Awards a également élaboré des règles concernant l’obtention du prix tant convoité :

La véracité : beaucoup de morts ont été enlevées du site internet, ne s’agissant que de légendes urbaines (ex : le pilote emporté par une fusée JATO et qui se serait écrasé contre une montagne, ne laissant alors aucune trace de son passage…) ; toute mort doit être prouvée.

L’excellence : pour prétendre aux Darwin Awards, la bêtise doit atteindre un point de non retour. Wendy Northcutt attend de ses candidats qu’ils dépassent de loin ses attentes ; ils doivent ainsi faire dans le sensationnel, quitte à balayer toute once d’intelligence.

L’auto-sélection : le candidat doit être à l’origine de sa propre mort et donc de sa propre bêtise ; il assume, à titre posthume, toute responsabilité.

L’incapacité à se reproduire : pour faire court, la personne doit être morte ; sans cela, quel intérêt y aurait-il dans le décernement du Darwin Award ?

– Enfin, la maturité : le candidat prétendant au prix de l’excellence doit être pourvu de toutes ses capacités mentales ; Wendy Northcutt écarte donc les morts causées par une déficience mentale, ne s’agissant pas de cas dont on peut rire ouvertement selon elle, mais aussi les personnes mineures, qu’elle considère inaptes à la prétention du prix quant à leur immaturité.

Les candidats les plus méritants au trône de la bêtise

En avant donc pour cinq cas dont la stupidité vous fera peut-être -sûrement- perdre foi en l’humanité…

1. Quand l’expression « mort de rire » prend tout son sens : c’est le philosophe stoïcien Chrysippe de Soles qui nous propose sa version de l’expression quand, en -207 avant J.C, il meurt de rire après avoir vu un âne complètement ivre tenter, en vain, de manger des figues. Comme quoi, même le rire peut s’avérer dangereux…

2. La magie d’Halloween : en 1994, pendant cette célèbre fête des morts, un étudiant voulut donner un peu plus de réalisme à son costume de Dracula en insérant un couteau à travers une planche disposée sur son buste. Il avait malheureusement omis un léger détail, celui de l’épaisseur de la planche… En effet, le réalisme fut à son comble lorsqu’il enfonça le couteau avec un marteau à travers son costume : la fameuse planche se coupa en deux pour laisser l’arme transpercer son cœur.

3. Une noyade plutôt ridicule : c’est dans 50cm d’eau qu’un homme habitant Detroit s’est noyé. Voulant récupérer ses clés de voiture tombées dans une bouche d’égout, l’homme a passé sa tête à travers les barres de fer et est resté coincé…

4. Il ne faut pas jouer avec la nourriture: en s’amusant avec des poires qu’il lançait et faisait retomber dans sa bouche, le fils de l’empereur romain Claude et de Plautia Urgulanilla est mort par suffocation lorsqu’une des poires est retombée et s’est glissée dans sa gorge.

5. L’insomnie fatale : en -207 avant J.C, un certain poète et grammairien, Philetas de Cos, est mort suite à de nombreuses insomnies, étant obsédé par le paradoxe du menteur (si quelqu’un dit “je mens”, si c’est vrai, c’est forcément faux), ce qui l’empêchait de dormir et causa sa perte.

Ces cinq candidats n’étaient que de simples mignardises, le haut de l’iceberg… À vous de décider lequel remporterait la palme d’or selon vous et pourquoi pas aller faire un tour sur le site internet (voir le lien en bas de page) des Darwin Awards, certaines morts valent vraiment le détour…

Ce petit top n’était qu’un avant-goût de la bêtise humaine ou, comme dirait Jules Renard, « Bêtise humaine. Humaine est de trop : il n’y a que les hommes qui soient bêtes ».

http://www.darwinawards.fr/                                                                                      

Carolube