Jean Lassalle… Jean Lassalle… Mais c’est qui lui encore ? Ah oui, lui aussi il est candidat aux présidentielles ! Candidat certes un peu oublié, certes peu médiatique mais qui pourtant en a sous le capot !

Histoire d’un militantisme

Il était une fois Jean Lassalle, candidat aux élections présidentielles de 2017. Vous mourrez d’envie d’en savoir plus sur ce candidat énigmatique ? D’abord, plantons rapidement le décor…  Mai 1955, l’après-midi est radieux et le soleil tape sur la ferme des Lassalle dans la vallée d’Aspe dans le fin fond des Pyrénées. C’est dans ce cadre rural et montagnard, au plus proche des français.es, que bébé Jean pousse ses premiers cris qui dureront toute sa vie en le menant rapidement à des mandats représentatifs.

Sa majorité universelle en main, c’est à 21 ans que M. Lasalle se fait élire maire de sa commune.  Un âge qui semble presque précoce pour un premier mandat représentatif mais qui nous prouve qu’il n’y a pas d’âge pour faire de la politique. Cinq ans après, toujours sûr de son engagement, Lasalle étend son échelle territoriale pour devenir conseiller départemental à seulement 26 ans. Vous me demanderez : mais de quel parti était-il ? Le plus hallucinant dans ces élections c’est qu’en plus de ça, il n’avait pas de parti. Et oui, Jean Lassalle est un indépendant ! Il sera élu à l’Assemblée Nationale en 2002 où il portera un  certain nombre de positions autour de la France rurale.

Bon, je vous parle de militantisme mais à ce stade vous devez vous demander : quel militantisme ? Ce qui est intéressant chez Jean Lassalle c’est qu’en plus d’être un homme de parole, c’est un homme d’actes. Par exemple, une usine prospère de sa région menaçait d’être fermée et il est allé porter cette question à l’Assemblée Nationale. Nicolas Sarkozy — alors ministre de l’Intérieur — refuse de garder l’usine. Lassalle, complètement indigné par cette décision, a jeûné pendant 39 jours, c’est-à-dire jusqu’à ce que la menace pesant sur l’usine ne soit plus d’actualité.

Après, il ne faut pas non plus prendre toutes ces informations pour argent comptant. Ce n’est que l’histoire d’un acte raconté sur son site de campagne (même s’il est touchant).

Un politique qui va à la rencontre des français.es

Autre chose que l’on ne peut pas reprocher à Lassalle, c’est d’aller à la rencontre des gens, des vrais. En 2014, il a fait le tour de France. Non, je ne parlais pas du vélo. Même si, au vu des candidat.es actuel.les, un.e sportif.ve pourrait aussi bien devenir dirigeant.e d’état. Enfin bref, les seuls points commun entre vélo et le tour de Lassalle sont les paysages de notre beau pays. Le but de ce tour de France était d’aller créer du lien social. Pour lui, à l’heure actuelle, l’économie est attaquée et cela se transpose également vers les liens sociaux et humains entre les français.es. Nous pouvons ici retrouver ses origines rurales qui lui donnent une volonté de rester proche du peuple.

En résumé, ses fins visent à avoir une France indépendante et des français.es qui maîtrisent leur destin !

Un programme

Le militantisme de Lassalle se ressent dans son programme. En effet, dans son projet pour la France, il nous parle dans un langage militant et nous inclut dans ses propos avec l’utilisation de la première personne du pluriel. Néanmoins, ses propositions ne sont pas toujours claires voire totalement énigmatiques pour certaines. 

« Libérons-nous de l’oppression financière» : il voudrait une meilleure indépendance financière et reprendre le pouvoir total sur notre économie en s’émancipant de l’Europe.

« Libérons l’écologie de la financiarisation qui la dénature » : ici, Lassalle continue sa première idée mais va plus loin. Il veut aller vers un mode de production plus écologique qui passera par une délégation des marchés aux communes qui seront plus justes et au courant des besoins qui leur sont propres (même en termes de marché).

« Rendons son pouvoir à l’institution locale la plus démocratique, la commune » : Lassalle veut changer d’échelle de pouvoir et donner plus d’importance aux communes pour deux raisons : ils sont plus proches du peuple, de ses besoins et ils sont élus au suffrage universel.

« Permettons aux entreprises de servir le bien commun, le long terme » : il préconise une nationalisation des entreprises pour qu’elles puissent construire, sans regarder à l’extérieur, des stratégies à long terme qui correspondent aux réalités territoriales.

« Passons aux énergies renouvelables » : fini le pétrole et bonjour au soleil ! Les énergies renouvelables et la transition énergétique sont l’avenir et apparemment, elles ne peuvent pas nous faire faux bond…  

« Retrouvons nos marges de manœuvre en Europe » : il expose que l’Europe affaiblit la France et que nous devons avoir une marge de manœuvre politique et financière plus grande.

« Retrouvons notre relation millénaire avec le Sud et l’Afrique » : il faut apaiser les relations avec l’Afrique malgré le contexte postcolonial. Cela passerait par un arrêt net du pillage économique et une construction d’échanges plus justes.

« Donnons à nos enfants la chance de maîtriser leur destin » : il prône un système scolaire permettant un suivi plus proche des élèves mais aussi plus spécialisé avec la mise en place d’un travail à la ferme dès l’enfance, la possibilité de faire de l’alternance avant seize ans ou encore la création de classes spécialisées pour les artistes ou les sportifs.

« Retissons le lien social déchiré » : dans cette partie du programme, il nous fait un discours utopiste sur la paix sociale sans proposer aucune solution.

« Retrouvons les principes de notre République » : il veut mettre en place de nouveaux débats démocratiques afin que le peuple ait plus de pouvoir et de poids dans la vie politique.

Un bref avis ?

Pour conclure cet article, il est important de soulever certaines choses concernant son contenu. Pour commencer, Lassalle fait peu de réelles propositions, restant sur des propos flous, parfois utopistes. Ce qu’il envisage en termes économiques relève pratiquement du suicide. Ces idées sont tout de même marquées très à droite, basées sur les valeurs et les traditions. Lasalle semble un peu déconnecté de ce qu’il se passe dans le monde mais bon… On ne peut pas lui reprocher d’avoir de bonnes intentions pour les français.es et d’avoir un goût particulièrement prononcé pour l’écriture militante !

>> http://jeanlassalle2017.fr/le-projet-de-jean-lassalle/

Sergente Garcia

Source :

http://jeanlassalle2017.fr/